Qui êtes-vous ?

Ma photo
Juriste .Coordinateur de EGALS (Educational Group for Animal Law Studies- http://egals.university/).Chargé d'enseignement en droit de l'animal /Université de Strasbourg. Président de TELAS Conseil -Consultant en protection animale et formateur. Profil complet sur https://www.linkedin.com/in/jean-marc-neumann-b634bb179/

vendredi 30 mars 2018

Steve WISE invité exceptionnel au colloque EGALS des 18-20 septembre 2018

Le colloque organisé par Egals en collaboration avec l'université de Abo ( Turku) en Finlande aura le plaisir d’acceuillir un invité exceptionnel, Steve WISE le président du NhrP ( Non Human Rights Project).
Voici le programme provisoire.
D’autres intervenants doivent encore confirmer leur participation.

EGALS seminar 18-20 September 2018 at Åbo Akademi University, Turku, Finland

What is Animal Law?
Aim, Content and Future. 
Is a new taxonomy in teaching and science needed?

Please confirm participation (at seminar, dinner, optional program) and propose topics of presentations at latest on 31 May 2018 to birgitta.wahlberg@abo.fi

PRELIMINARY PROGRAM 

Tuesday 18 September 6.00 p.m.
Welcome dinner at restaurant Kuori, Hämeenkatu 8. 
EGALS meeting (only for EGALS members).

Wednesday 19 September 
Seminar at Åbo Akademi University, Domvillan, Gezeliuksenkatu 2.
9.00 a.m. – 5 p.m.

Opening
9.00-9.30​Current Animal Law Teaching​Dr. Birgitta Wahlberg
9.30-10.30 ​Guest Speaker​​​​President NhRP Steven Wise​​  


Session I
10.30-11.00​Title still open ​​​Tier Im Recht
11.00-11.30​Still open ​​​​……​​​​​

Lunch 
11.30-12.30
Restaurant Arken

Session II
12.30-13.00​Title still open​​​​Tier Im Recht
13.00-13.30​Reimagining Animal Law​​PhD Tero Kivinen
Helsinki university
Coffee break 
13.30-14.00
Domvillan

Session III​​​      
14.00-14.30​Still open​​​​……
14.30-15.00​Empirical research on animal ​​Dr.Tarja Koskela
welfare offenses in Finland​​University in Eastern Finland​
Session IV
15.00-15.30 ​Still open​​​​......
15.30-16.00 ​Still open​​​​......

EGALS meeting
16.00-17.00 ​​​​​Discussion
EGALS future developments
Decision on EGALS seminar 2019

Dinner 7 p.m. 
Restaurant Kuori, Hämeenkatu 8. 
Open for all


Thursday 20 September 
Optional guided tour in Turku-Åbo with researcher of history Johanna Wassholm from Åbo Akademi University: From the Cathedral to the Castle, the history of Finland in couple of hours with lunch. 

Time and starting point will be announced later. Suitable clothing and footwear for walking is recommended. 



Helpful links:



Hotels in the city center (mention ‘Åbo Akademi’ when you book your accommodation, but mention that you are paying yourself): 
Scandic Julia: 
Hotel Seurahuone:
Marina Palace Hotel:
Omenahotels:

mercredi 14 mars 2018

Un Code de l'animal vient de paraitre !

Enfin !

Un Code de l'animal tant attendu par les juristes animaliers et plus généralement par tous ceux qui souhaitent enfin avoir entre les mains un ouvrage reprenant tous les textes applicables aux animaux paraitra le 22 mars !

Cet ouvrage sous la direction  du Prof. Marguénaud réunira toutes les dispositions légales et réglementaires applicables aux animaux, en droit interne et en droit international et européen.

Je reproduis ci-après la présentation qui en est faite sur le site de LexisNexis:

"La création d’un Code de l’animal, outil indispensable pour tous les praticiens du droit animalier, répond au besoin impérieux de réunification des principaux textes, hier encore épars, qui régissent notre rapport aux animaux.
Cette édition inédite est la concrétisation de la collaboration fructueuse entre la Fondation 30 Millions d’Amis, le Professeur Jean Pierre Marguénaud et son équipe d’universitaires.
« La promotion du droit animalier, par la transmission du savoir juridique, est un enjeu majeur dans une société moderne. La Fondation 30 Millions d’Amis, qui a obtenu que l’animal soit enfi n considéré dans le Code civil comme un « être vivant doué de sensibilité », innove sans cesse pour faire évoluer le droit des animaux. Elle se devait d’être à l’origine du tout premier Code de l’animal. » Reha Hutin, Présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis.
Les Auteurs :
Jean-Pierre Marguenaud, professeur agrégé de droit privé et de sciences criminelles à l’université de Limoges, est chercheur à l’Institut de droit européen des droits de l’homme de l’université de Montpellier et dirige la Revue semestrielle de droit animalier
Jacques Leroy, professeur agrégé de droit privé et de sciences criminelles à l’université d’Orléans, est doyen honoraire de la faculté de droit, d’économie et de gestion et directeur du centre de recherche juridique Pothier Lucille Boisseau-Sowinski, Maître de conférences en droit privé à l’Université de Limoges
Emilie Chevalier, Maître de conférences et ATER
Séverine Nadaud, Maître de conférences en droit privé
Caroline Boyer-Capelle, Maître de conférences"

Lien: http://boutique.lexisnexis.fr/6676-code-de-l-animal/#.WqmBZa0AQ_d.twitter


vendredi 2 mars 2018

L’ évolution du droit animalier en France


Présentation du droit animalier par Allison Fiorentino, maître de conférence à l’université de Clermont-Ferrand.

Le loup en France / Ouverture de la chasse d’une espèce protégée présumée responsable.

Je ne résiste pas à l'envie de vous communiquer le lien qui vous permettra d'accéder à l'excellent article de  Marie-Bénédicte Desvallon et Cerise Ducos, Avocates consacré au loup .

Les auteures après avoir rappelé les dispositions de la directive Habitat,précisent leur point de vue sur le plan loup 2018-2023 qui, ainsi que je le soulignais dans mon article du 19 février dernier ne satisfait personne, et analysent les deux arrêtés adoptés le 19 février 2018:

- celui fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup ;

- celui fixant le nombre maximum de spécimens de loups dont la destruction pourra être autorisée chaque année.

Les auteures soulignent en particulier dans leur article qu'il y a "deux grands absents dans la mise en œuvre du plan national d’actions : les acteurs du pastoralisme et l’agence française pour la biodiversité" et que l'on pratique ce qu'elles nomment le "mélange des genres: protection des espèces protégées et chasse au gibier".

Marie-Bénédicte Desvallon et Cerise Ducos estiment que " l’arrêté confère aux chasseurs le droit de détruire leur « concurrent » en matière de « régulation » de la faune sauvage et plus particulièrement le grand gibier" et concluent que "L’homme ne laisse ainsi aucune option de survie à l’espèce protégée qu’est le loup, sauf peut-être à devenir herbivore…".

Enfin, les auteures rappellent judicieusement que "les deux arrêtés ne sont pas sans rappeler plusieurs arrêts de la CJUE où les Etats ont été condamnés pour manquement aux obligations visées aux articles 12 paragraphe 1, et 16 paragraphe 1 de la Directive Habitat en ce qu’ils autorisent la chasse aux loups sans avoir démontrer que les conditions pour une dérogation étaient remplies."

De mon point de vue, le fait que l'on définisse un "quota de destruction" de loups alors même que nous n'avons aucune certitude quant à la population lupine en France est une aberration et met en péril la survie de celle-ci.

De surcroît,le fait de faciliter la destruction des loups ainsi que l'absence de toute exigence prévue par les arrêtés quant à la mise en œuvre de mesures de protection des troupeaux ovins montrent que le loup est très clairement pointé du doigt comme un indésirable et que ce faisant les autorités françaises ne respectent pas les dispositions de la directive Habitat.

Décidemment la France ne sait pas gérer ses populations d'animaux sauvages ,en particulier ceux relevant d'espèces menacées, ceci étant la conséquence de politiques irrésolues et trop complaisantes à l'égard de l'élevage.


Source:

https://www.village-justice.com/articles/ouverture-chasse-une-espece-protegee-presumee-responsable,27855.html

lundi 19 février 2018

Animal Law Conference 2017: the emergence of aquatic animal law.

Plan loup 2018-2023 : personne n’est satisfait....

Après la présentation du projet en novembre dernier à Lyon, ce dernier a été soumis à la consultation publique depuis le 8 janvier jusqu’au 29 janvier.
5700 citoyens ont donné leur avis , très largement favorable au loup.
On est légitimement en droit de s’interroger sur l’intérêt d’ouvrir une consultation publique dont le résultat n’est pas pris en compte.
Les avis recueillis n’ont cependant pas eu d’impact sur la version définitive du plan.
Deux arrêtés seront pris prochainement ...l’Aspas a déjà précisé qu’elle les attaquerait devant le Conseil d’état en vue de leur annulation.
En fait , ainsi que nous l’avions déjà indiqué en novembre lorsque le projet de plan avait été dévoilé à Lyon ,ce plan ne satisfait personne, ni les éleveurs, ni les associations de protection animale.
Bref, tout semble indiquer que ce plan ne réglera rien ; on peut à nouveau regretter l’absence d’un dialogue constructif entre les parties et le manque total de courage du gouvernement. A vouloir donner raison à tous,on se met tout le monde à dos.
Le nombre de loups pouvant être tués est manifestement trop important au regard d’une population dont le nombre annoncé ( env,360 loups) est peu fiable.
 


lundi 29 janvier 2018

Delphinariums: l'annulation de l'arrêté et ses conséquences

Le Conseil d'état avait tenu audience le 12 janvier dernier pour examiner la demande d'annulation de l'arrêté pris par Ségolène Royal le 3 mai 2017 et publié le 6 mai 2017 la veille de l'élection présidentielle.
Le rapporteur public avait recommandé l'annulation de l'arrêté.
La décision du Conseil d'état vient d'être rendue ce jour.
Ainsi que nous pouvions le craindre le Conseil d'état a suivi (comme dans 80% des cas) la recommandation du rapporteur public et a annulé l'arrêté pour les motifs exposés dans son communiqué de presse reproduit ci-dessous/
Certaines associations ont d'ores et déjà demandé à Nicolas Hulot de prendre un nouvel arrêté/
Ce qui est certain hélas c'est que, dans l'intervalle, l'ancien arrêté de 1981 demeure valable et s'applique aux delphinariums. Or,cet arrêté est totalement obsolète.
Terrible et triste fin d'un arrêté qui avait donné espoir aux défenseurs de la cause animale et qui était présenté en Europe comme un exemple à suivre.
Voyons désormais la réaction de Nicolas Hulot qui devra se saisir du dossier et sera sous forte pression des associations de protection animale.....
A suivre !

Le communiqué du Conseil d'état :

L’essentiel :
•    Un arrêté du 3 mai 2017 fixe les caractéristiques générales et les règles de fonctionnement des établissements présentant au public des spécimens vivants de cétacés. Parmi celles-ci, figure l’interdiction de reproduction en captivité de l’espèce Tursiops truncatus, couramment appelés « grands dauphins ».
•    Plusieurs sociétés exploitant des parcs aquatiques qui présentent des dauphins ont demandé au Conseil d’État l’annulation de cette interdiction.
•    Par la décision de ce jour, le Conseil d’État fait droit à cette demande et annule l’interdiction fixée par l’arrêté du 3 mai 2017, au motif que cet arrêté est intervenu au terme d’une procédure de consultation irrégulière.
Les faits et la procédure :
Par un arrêté du 3 mai 2017, les ministres de l’environnement, de l’énergie et de la mer, et de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, ainsi que la secrétaire d’État chargée de la biodiversité ont fixé les caractéristiques générales et les règles de fonctionnement des établissements présentant au public des spécimens vivants de cétacés. Parmi celles-ci, figure l’interdiction de reproduction en détention des cétacés de l’espèce Tursiops truncatus, couramment appelés « grands dauphins ».
Contestant cet arrêté au motif notamment qu’il avait été adopté au terme d’une procédure irrégulière et qu’il portait une atteinte disproportionnée au principe de liberté du commerce et de l’industrie en ce qu’il entraînait nécessairement la fermeture des établissements détenant des dauphins, les sociétés Marineland, Safari Africain de Port St Père et Grévin et compagnie ont saisi le Conseil d’État d’un recours demandant l’annulation de cet arrêté.
Les associations « Alliance of Marine Mammal Parks » et « European Association for Aquatic Mammals » sont intervenues au soutien de ce recours, tandis que les associations « One Voice », « Sea Sheperd », « C’est assez ! », « Réseau Cétacés », l’association pour la protection des animaux sauvages et la fondation droit animal, éthique et sciences sont intervenues pour demander le maintien de l’arrêté attaqué.
La décision de ce jour : 
Dans sa décision du jour, le Conseil d’État juge que l’arrêté du 3 mai 2017 a été pris au terme d’une procédure irrégulière.
Trois consultations étaient requises.
S’agissant des deux premières, le Conseil d’État relève que si l’arrêté a été pris après avis du conseil national de la protection de la nature et du conseil supérieur de la prévention des risques technologiques en application des textes, la version qui a été soumise à ces organismes a été modifiée postérieurement à cette consultation. Il rappelle à cet égard que lorsque l’autorité compétente pour prendre le texte envisage d’apporter à son projet des modifications, elle ne doit procéder à une nouvelle consultation de cet organisme que si ces modifications posent des questions nouvelles. Or, dans le cas présent, ont été supprimées dans la version définitive de l’arrêté toutes les références à la possibilité de reproduction des grands dauphins, ce qui a pour effet d’interdire la reproduction des cétacés de cette espèce en captivité alors que, dans la version de l’arrêté soumise à la consultation, cette interdiction ne s’appliquait qu’aux orques (cétacés de l’espèce Orcinus orca). Le Conseil d’État juge qu’eu égard à la portée de cette disposition qui menace l’avenir des parcs aquatiques, la modification opérée entre la version soumise à consultation et celle finalement adoptée constituait une question nouvelle sur laquelle le conseil national de la protection de la nature et le conseil supérieur de la prévention des risques technologiques auraient dû être consultés.
S’agissant de la troisième consultation, le Conseil d’État relève que le projet a été soumis à la consultation publique en application de la Charte de l’environnement et du code de l’environnement. Il indique que ces textes n’imposent de procéder à une nouvelle publication pour recueillir des observations du public sur les modifications qui sont ultérieurement apportées au projet de décision au cours de son élaboration que lorsque ces modifications ont pour effet de dénaturer le projet sur lequel ont été initialement recueillies les observations du public. Or, eu égard à l'importance de la présence de grands dauphins pour la fréquentation des parcs, le Conseil d’État relève que l'interdiction de leur reproduction menace la pérennité de ces établissements. Ainsi, compte tenu de l’importance et de l’ampleur des changements apportés au projet soumis à la consultation du public, il juge que les modifications apportées à l’arrêté dénaturent le projet soumis à consultation publique. Une nouvelle consultation était donc requise.
Le Conseil d’État en conclut que l’arrêté a été pris au terme d’une procédure irrégulière et l’annule en conséquence.  
Source: