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Juriste .Coordinateur de EGALS (Educational Group for Animal Law Studies- http://egals.university/).Chargé d'enseignement en droit de l'animal /Université de Strasbourg. Président de TELAS Conseil -Consultant en protection animale et formateur. Profil complet sur https://www.linkedin.com/in/jean-marc-neumann-b634bb179/

samedi 29 octobre 2016

Le classement mondial de la protection animale de API ! La France peut (et doit) mieux faire....

L'API "World animal protection" a réalisé un classement des pays selon leur réglementation en matière de protection animale.
50 pays de tous continents y sont classés.
Il s'agit d'un outil intéressant même s'il est, comme tout classement, perfectible; il permet ,en tout état de cause, d'avoir une vue générale sur la façon dont les pays prennent en considération la protection animale (y compris au niveau de l'éducation) et permet également de faire des comparatifs entre pays.
Le classement va de "A" (la meilleure note) à "G" (la plus mauvaise note).
La meilleure note est attribuée aux pays suivants : Autriche,Suisse,Grande-Bretagne,Nouvelle-Zélande.
La France, quant à elle, se voit attribuer la note générale "C"...avec, hélas, la plus mauvaise note pour ce qui concerne l'éducation à la protection animale...un "G"!!!!!

A méditer !


http://api.worldanimalprotection.org/#

Quel rapport entre l'enseignement du droit de l'animal (ou animalier) avec la choucroute ?

Hier au cours d'une interview, mon interlocuteur me faisait remarquer, alors que nous parlions de l'enseignement du droit de l'animal en France, que les trois universités (Strasbourg, Limoges et Brest)qui l'ont désormais à leur programme, étaient toutes situées dans des régions qui ,pour la première (L'Alsace) est réputée pour ses charcuteries (dont certaines accompagnent la choucroute) et les deux autres (Limousin et Bretagne) connues pour leurs élevages....pour s'interroger si cela était ou non un hasard .
Je n'avais jamais considéré la chose sous cet angle. Oui, pourquoi les premiers enseignements en droit de l'animal n'ont-ils pas eu lieu dans la capitale ?
C'est en général Paris qui donne le ton dans notre pays, non ?
Alors, la région peut-elle avoir joué un rôle dans l'apparition de cet enseignement ? le fait de vivre dans une région réputée pour l'élevage ou la fabrication de charcuteries peut-il influencer les esprits et amener quelques uns de ses habitants à s'intéresser au droit de l'animal et à son enseignement ?
D'ailleurs, peut-être tant mieux si l'enseignement du droit de l'animal n'a pas débuté "en province" car que n'aurions-nous entendu si cette discipline avait pris naissance dans notre bonne capitale ? sans doute quelques remarques telles que, par exemple: "encore un truc de bobos", "un effet diabolique des véganes" ou " une idée de farfelus éloignés des réalités des campagnes"....
La fait que son enseignement ai débuté en province dans des régions d'élevage ou réputées pour leur gastronomie  a, peut-être, été une bonne chose pour sa crédibilité.
Personnellement je ne m'étais jamais interrogé sur le rapport éventuel entre le fait qu'une région puisse être connue pour son élevage et le fait que le droit de l'animal y soit enseigné...
Je n'avais jamais vu les choses sous cet angle.
Peut-être y a t-il un rapport...Pour ma part je ne le pense pas.
De mon point de vue, les cours de droit de l'animal sont tout simplement nés dans des régions où vivent quelques individualités intéressées par cette discipline nouvelle (et plus largement par les animaux) et qui cherchent à la faire éclore dans leurs universités.
Dans mon cas personnel, c'est une rencontre qui a permis l'enseignement du droit de l'animal à Strasbourg.
Celle avec Cédric Sueur, Ethologue et primatologue , maître de conférences à l'université de Strasbourg, à l'origine d'un parcours "éthique animale" intégré au Master "Ethique et sociétés" dispensé par le CEERE (Centre Européen d'Enseignement et de Recherche en Ethique).

Lors d'une conversation en 2014, mon  intérêt pour le droit de l'animal et mon souhait qu'il soit enseigné en France a fait écho auprès de Cédric Sueur ;nous avons alors réfléchit ensemble à la façon dont nous pourrions l'intégrer en tant qu'unité d'enseignement au sein du Master parcours "éthique animale".
Une année plus tard le projet prenait naissance et la première formation en droit de l'animal faisait en novembre 2015 son entrée à l'université de Strasbourg, cette dernière devenant ainsi la première en France à dispenser un tel enseignement. Le succès fut de suite au rendez-vous et la formation a été reconduite en novembre 2016.

Ma propre expérience me conduit donc à conclure que l'enseignement du droit de l'animal n'a rien à voir avec la choucroute (et ses charcuteries)....

vendredi 28 octobre 2016

"Bien-être des "bêtes" et hypocrisie du droit", un article de Sabine Brels

Je vous invite à lire l'article de Sabine Brels, jeune juriste spécialisée en droit de l'animal titulaire d'un doctorat en droit décroché à l'université de Laval au Québec.
Sabine a déjà publié de nombreux articles et participe fréquemment à des colloques où je la retrouve de temps à autre dont, tout dernièrement, lors de celui de Strasbourg du 22 octobre consacré à l'abattage des animaux d'élevage.
Sa position est clairement abolitionniste.
Son article met en lumière l'hypocrisie du droit. Pas de langue de bois, pas de compromission. Elle écrit avec son cœur. Sa vie est dédiée aux animaux. Elle en a assez des mots réconfortants pour l'homme qui les a créés.., par exemple celui de"bien-être animal" , de "souffrance inutile" (comme si certaines souffrances étaient "nécessaires" ou justifiées ) alors qu'il faudrait en effet davantage et plus justement parler de "moindre mal-être" voire même de "moins mauvaise maltraitance".
C'est cash, c'est sans ambiguïté. Une fraicheur de ton plaisante à lire et un message fort. Un vrai "coup de gueule" peut-être dérangeant pour les welfaristes...

Pour vous mettre en appétit voici l'introduction de son papier :

"La cause animale est en plein Boom ! Pour preuve les nombreux livres, dont Antispéciste d'Aymeric Caron et depuis peu Révolutions animales dirigé par Karine-Lou Matignon, la médiatisation accrue pour les questions de maltraitance animale, surtout dans les abattoirs grâce aux vidéos de L.214, le débat public sur ces questions, comme le week-end du 21-22 octobre 2016 lors du colloque EGALS à l'Université de Strasbourg, le récent rapport de la Commission parlementaire sur les conditions d'abattage ou encore la nouvelle demande d'une Commission sénatoriale sur les mouvements animalistes, considérés comme "dangereux". Pourquoi ? Car ils mettent de plus en plus en danger la perpétration d’habitudes (notamment alimentaires) et traditions cruelles (comme la corrida), sources d’incommensurables souffrances animales évitables et pour la plupart, légales, afin d’épargner la vie des êtres, qui sont désormais reconnus comme sensibles (ou aptes à souffrir) en droit civil français. "


Source :


http://www.derechoanimal.info/images/pdf/BienetreDesBetes.pdf

jeudi 27 octobre 2016

Diplôme universitaire de droit animalier de Limoges / 2ème session en janvier 2017

Le droit animalier a le vent en poupe en France. Après le succès de l'UE de droit de l'animal a l'université de Strasbourg, au tour du DU de Limoges de susciter également un engouement extraordinaire .
Devant le succès de la première session de septembre 2016, l'université de Limoges et son partenaire la Fondation 30 Millions d'amis ont décidé d'ouvrir une seconde session qui se tiendra en janvier 2017 sur les deux dernières semaines.
Au total 54 heures d'enseignement dispense par de remarquables spécialistes, le tout chapeauté  par le Professeur Jean-Pierre Marguenaud.

Source:

http://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/11100-une-nouvelle-session-du-du-en-droit-animalier-a-luniversite-de-limoges-en-2017/

La question animale dans l'enseignement - Cité des sciences / Janvier 2016

La question animale dans l'enseignement - vidéo Dailymotion: Pourtant au coeur des contes pour enfants, les animaux sont absents de l'enseignement. La création en 2015 du premier master spécialisé va-t-il changer la donne? Par Dominique Droz, psychologue clinicienne, formatrice en écoles supérieures du professorat et de l'éducation (Espe) ; Jean-Marc Neumann, juriste, chargé d'enseignement en droit de l'animal à l'Université de Strasbourg et secrétaire général de l'EuroGroup for Animal Law Studies. Cette table ronde fait partie du cycle de conférences 'Révolutions animales: de la science au droit', donné à la Cité des sciences et de l'industrie entre septembre 2015 et janvier 2016.



Vous pourrez découvrir mon intervention relative à l'enseignement du droit de l'animal dans le cadre du cycle de conférences "Révolutions animales" à la Cité des sciences entre septembre 2015 et janvier 2016.

Palestine: l'absence de réglementation protectrice des animaux et ses terribles conséquences

Man sets ‘disobedient’ donkey on fire: Animal activist says Palestinian government neglects animal welfare turns a blind eye to abuse



La Palestine a sans doute de nombreux problèmes à gérer. Cela n'excuse pas pour autant l'absence totale de considération et de respect à l'égard des animaux.

L'exemple cité dans l'article en anglais que vous pourrez découvrir en cliquant sur le lien ci-dessus est édifiant.

C'est l'histoire d'un malheureux âne qui manifestement n'a pas obéi aux ordres de son"maître" ce qui a rempli ce dernier de fureur à l'égard de l'équidé. L'âne a été brûlé et à été jeté ensuite grièvement blessé dans une décharge où il est décédé .

Les cas de maltraitance voire plus souvent d'actes de cruauté sont si nombreux que la situation mérite que  l'on s'y intéresse afin de faire en sorte qu'une loi protectrice voit enfin le jour. Sans loi protectrice, sans sanctions , de tels  actes ne pourront que se reproduire.

mardi 25 octobre 2016

Aquatic Animal Law ou le droit des animaux aquatiques

Trop souvent les animaux aquatiques, principalement les poissons, ne font pas parler d'eux lorsque l'on évoque le droit de l'animal.
Les poissons sont en quelque sorte les grands oubliés. 
De plus en plus de voix s'élèvent cependant pour s'intéresser à ces animaux différents de ceux qui, en général,mobilisent notre attention (principalement les mammifères terrestres et marins).
Aux USA, le site internet de l'Animal Law Conference (lien ci-dessous) présente sous le titre de "Aquatic Animal Law" divers documents et présentations très intéressantes. 
A découvrir absolument pour tous ceux intéressés par ces animaux oubliés car  "différents".


http://animallawconference.org/resources/