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Juriste en droit de l'animal .Coordinateur de EGALS (Educational Group for Animal Law Studies- http://egals.university/).Chargé d'enseignement en droit de l'animal /Université de Strasbourg. Membre du Steering Committee du GAL Project(https://www.globalanimallaw.org/interviews/jean-marc-neumann.html)

vendredi 28 octobre 2016

"Bien-être des "bêtes" et hypocrisie du droit", un article de Sabine Brels

Je vous invite à lire l'article de Sabine Brels, jeune juriste spécialisée en droit de l'animal titulaire d'un doctorat en droit décroché à l'université de Laval au Québec.
Sabine a déjà publié de nombreux articles et participe fréquemment à des colloques où je la retrouve de temps à autre dont, tout dernièrement, lors de celui de Strasbourg du 22 octobre consacré à l'abattage des animaux d'élevage.
Sa position est clairement abolitionniste.
Son article met en lumière l'hypocrisie du droit. Pas de langue de bois, pas de compromission. Elle écrit avec son cœur. Sa vie est dédiée aux animaux. Elle en a assez des mots réconfortants pour l'homme qui les a créés.., par exemple celui de"bien-être animal" , de "souffrance inutile" (comme si certaines souffrances étaient "nécessaires" ou justifiées ) alors qu'il faudrait en effet davantage et plus justement parler de "moindre mal-être" voire même de "moins mauvaise maltraitance".
C'est cash, c'est sans ambiguïté. Une fraicheur de ton plaisante à lire et un message fort. Un vrai "coup de gueule" peut-être dérangeant pour les welfaristes...

Pour vous mettre en appétit voici l'introduction de son papier :

"La cause animale est en plein Boom ! Pour preuve les nombreux livres, dont Antispéciste d'Aymeric Caron et depuis peu Révolutions animales dirigé par Karine-Lou Matignon, la médiatisation accrue pour les questions de maltraitance animale, surtout dans les abattoirs grâce aux vidéos de L.214, le débat public sur ces questions, comme le week-end du 21-22 octobre 2016 lors du colloque EGALS à l'Université de Strasbourg, le récent rapport de la Commission parlementaire sur les conditions d'abattage ou encore la nouvelle demande d'une Commission sénatoriale sur les mouvements animalistes, considérés comme "dangereux". Pourquoi ? Car ils mettent de plus en plus en danger la perpétration d’habitudes (notamment alimentaires) et traditions cruelles (comme la corrida), sources d’incommensurables souffrances animales évitables et pour la plupart, légales, afin d’épargner la vie des êtres, qui sont désormais reconnus comme sensibles (ou aptes à souffrir) en droit civil français. "


Source :


http://www.derechoanimal.info/images/pdf/BienetreDesBetes.pdf