mercredi 29 avril 2020

Les citoyens, les animaux et le Covid-19


Les citoyens français ont payé et paieront encore très cher le manque d'anticipation, l'impréparation et la gestion à vue du Covid19.

Quelles conséquences ?

- des dizaines de milliers de décès soit directs soit indirects;
- la disparition de centaines de milliers d'emplois;
- des conditions de travail fortement dégradées ( horaires à la hausse et salaires revus à la baisse);
- des centaines de milliers de dépôts de bilan et la ruine de nombreux commerçants et entrepreneurs ;
- des conditions de vie elles aussi dégradées.
- une dette nationale abyssale qui ne pourra être comblée avant une bonne dizaine d'années;

Voilà ce que nous coûtera le manque d'anticipation et l'impréparation de notre pays face à la crise sanitaire.

Quand les comptables et une gestion purement financière des comptes de l'état l'emportent sur la gestion d'un pays et la préparation à une crise majeure voilà le résultat.
Y aura t-il des "bonnes nouvelles" quand même ?Peu probable.
Il n'y aura plus d'argent pour revoir de fond en comble le système de soins;
Il n'y aura aucune volonté politique ( pas plus demain que hier) pour changer de paradigme, évoluer vers un nouveau modèle de société, pour enfin sortir de cette stratégie de croissance à l'infini.

Les animaux ne seront pas davantage pris en compte que par le passé. Bien au contraire.

Ils ne l’étaient déjà pas auparavant alors que la situation économique était bonne. Il n’y avait pour eux ni volonté politique ni fonds publics.

Demain sera pire pour eux.

Comme il faudra " foncer" pour rattraper le temps perdu et aider les éleveurs et agriculteurs on reverra à la baisse les normes environnementales et de bien-être animal et l'Etat fermera les yeux.

Il y aura autre chose à faire pour l’Etat que de s’occuper de cétacés captifs, d’animaux de cirques, de ceux dans les zoos.

Adieu réforme des conditions d’abattage.
Adieu aussi restrictions de chasse, interdiction de pratiques cruelles de chasse et de pêche.
Adieu réintroduction d’ours dans les Pyrénées.
Adieu abolition de la corrida.
Adieu réforme du statut de l’animal.
Adieu liberté retrouvée provisoirement durant le confinement. Les animaux ont pu bénéficier de quelques semaines de paix. Ils ont légitimement pu croire que les humains leur réservaient enfin un peu d’espace et de tranquillité. Naïfs qu’ils furent les pauvres. Ils se réveilleront brutalement et leur vie paisible retrouvée sera à nouveau mise en péril.

On polluera plus qu'avant.
On repassera à 100'000 vols par jour dans le monde.
On détruira encore davantage de forêts.
Les 35 heures par semaine deviendront 53h.

Tristes lendemains désenchantés. ...pour tous.

Allez, cessons de rêver et remettons nous au boulot !